Si vous passez sur Nantes,
n'hésitez pas à y rencontrer le regard de ValK posé sur les surfaces à
l'origine (trop) lisses et polies du fer (faire) se revêtant au fil du temps
(au contact de l'air) d'une couche de pigments colorés et flamboyants.
Le fer en perdant sa protection, s'oxyde, retrouve de
l'épaisseur et se recouvre d'une somptueuse palette de couleurs éclatantes. Nul
doute qu'il s'agit là de mettre en évidence l'enrichissement du passage des
éléments sur la matière.
On ne peut éviter de penser au passage du temps sur nos corps.
Que fer ? Peut-on lutter et le faut-il ?
N'est-ce pas au prix d'une
plus grande fragilité, en s'ouvrant à l'extérieur, à une plus grande
sensibilité, que notre vie acquière plus de substance, s'enrichit et prend de
l'épaisseur, rayonnant alors de toutes ses couleurs ?
Chrysalide |