du mardi au dimanche de 15h à 20h
et pendant le festival Chantier d’artistes,
du jeudi 9 au samedi 11 octobre,
de 19h à minuit,
dimanche 12 octobre : de 15h à 20h.
Entrée libre
La Quinzaine Photographique Nantaise a
l’ambition de promouvoir la photographie contemporaine dans toute sa
diversité, grâce à des expositions proposées dans différents lieux,
dont le lieu unique. Que ce soient des images d’auteurs reconnus ou des
artistes émergents, c’est à un large public que ces expositions
s’adressent !
Ainsi, pour la 2ème année consécutive, le lieu
unique et la Quinzaine Photographique Nantaise s’associent pour
présenter un certain nombre de photographes. Pour la toute première
fois, et parce qu’il est toujours intéressant de confronter les
événements, les genres, les publics, la Quinzaine Photographique
Nantaise se prolongera durant notre festival Chantier d’artistes, d’où
une durée d’exposition d’un mois.
Contempler / construire
Thème fédérateur des propositions de cette 12ème Quinzaine
Photographique Nantaise, «Contempler / construire» se lit comme un
dialogue, l’intention photographique explorant constamment ces deux
pôles. Les photographes cherchent à connaître le monde, à s’en faire
une juste représentation, c’est par le regard que viendra la
connaissance. Voir pour concevoir en d’autres termes ...
En effet, la contemplation ne s’accorde avec aucune passivité : elle
est action de l’esprit, action sans mots, sans calculs, sans mise en
équation. La construction lui est coexistante, le regard induit la
pensée.
Les photographes présentés illustrent cet aller-retour dialectique, ils
explorent le paysage, scrutent dans celui-ci l’humain, interviennent
pour façonner la réalité, n’en retenir que la portion utile au travail
de représentation. La réalité devient un matériau de base, une terre
glaise qui prend forme, qui se conforme à une volonté de construction.
Si elle ne suffit pas, tous les artifices sont possibles pour arriver à
ses fins (montage, compilation, intervention numérique ...).
Cette dimension de construction est également présente dans les sujets étudiés.
Parfois au sens figuré : les regardeurs de Olivier Culmann veulent se
faire une représentation de la tragédie du World Trade Center. Face à
une absence, sur le site de Ground Zero, ils cherchent à voir, à
photographier ce qui échappe à leur pensée, ce qui leur paraît
inconcevable.
Souvent au sens strict : Edith Roux et Isabelle Hayeur font face à des
scènes de construction, des chantiers en pleine activité.
Enfin, Cyrille Henry pousse le médium dans ses derniers retranchements
et va parfois jusqu’à s’affranchir de l’étape de la prise de vue.
L’image préexiste dans son regard, il la modélise.
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